Naturopathie, un retour aux sources ?

//Naturopathie, un retour aux sources ?

Naturopathie, un retour aux sources ?

Par la rédaction de cet article, je pose les raisons de mon investissement dans les sciences de la naturopathie.

 

« Comment ne pas voir que la naturopathie est un retour aux sources? »

Cette allégation aujourd’hui me paraît une évidence mais il m’a fallu reconsidérer l’être humain en passant notamment par une formation de deux années à l’école du CENATHO de Daniel KIEFFER, des lectures, des rencontres… pour vraiment en découvrir toute la portée.

La naturopathie est la complémentarité d’un raisonnement épistémologique philosophique en quelque sorte et d’un thérapeute « celui qui prend soin de l’être » afin d’accompagner le malade pour que celui-ci prenne conscience de ce qui l’a amené à ses désordres.

Son énergie, sa vitalité est le socle de sa guérison ou/et de son mieux-être. Ce n’est pas le but qui importe mais le chemin.

Dans le livre de Bruce LIPTON« la biologie des croyances», il y a notamment ces mots : « quand j’ai abandonné l’idée que nous sommes faits de matière inerte, j’ai non seulement compris que la science où je faisais carrière était dépassée, mais aussi que je devais favoriser davantage d’interférences constructives dans ma propre vie.J’avais besoin d’une mise au point quantique
dans ma propre vie. » Fort de mon expérience professionnelle, je le remercie de m’avoir ouvert les yeux car je pourrai faire miennes ces phrases là. En effet, nul ne peut ignorer aujourd’hui que l’épigénétique a la considération qu’elle mérite en ce qu’elle nous apporte de pouvoir considérer à la fois l’esprit et le corps matériel. L’inconscient et le conscient modèlent notre quotidien.

La cellule n’est pas seulement un outil de transfert d’informations selon ses seuls besoins de reproduction mais elle fonctionne aussi et peut-être surtout selon l’environnement et ses exigences.

Dans son livre, Bruce LIPTON nous attire dans ce monde merveilleux de la cellule et, avec des mots simples et des explications imagées, il nous explique comment notamment nos émotions ne siègent pas seulement dans notre tête mais se répartissent dans tout notre corps sous forme de signaux moléculaires. Il nous dit que « Si la conscience, employée judicieusement, peut améliorer la santé du corps, le contrôle inconscient des émotions peut aisément nuire à un corps en santé…» En tant que scientifique, je crois qu’à l’instar de bon nombre de chercheurs plus nous en saurons sur la « science » du placébo comme du nocébo, plus nous pourrons nous en servir en milieu médical. L’esprit a été rejeté trop sommairement en médecine, peut-être en raison d’une pensée dogmatique, mais également pour des considérations économiques.

Il ne faut rien rejeter mais envisager l’accompagnement du malade dans une approche HOLISTIQUE, développer une vraie relation d’aide en ne négligeant aucune voie

« Que l’alimentation soit ton principal remède »
« Tout d’abord ne pas nuire » (Primum non nocere)
« A tout malade, un régime tu donneras »
« Médecin, soigne-toi toi-même ! La bonne leçon est celle qui émane de l’œuvre »(du
comportement) (Docere = enseigner)
« En toutes choses, suis la nature » (Vis medicatrixnaturae)
« Si ton œil est malade, soigne ta tête, mais ne néglige pas ton corps entier»

Ces citations d’HIPPOCRATE, père ancestral de la médecine, nous rappellent à l’ordre et sonnent de façon juste à nos oreilles de naturopathe. Au travers de tout cela, le corps recherche l’homéostasie c’est à dire, la capacité à conserver l’équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes extérieures.

Nous comprenons bien qu’à l’heure ou en mal de réponse, on peut s’égarer et chercher d’autres voies trop immatérielles. La lecture du livre de Bruce Lipton « la biologie des croyances » nous amène à poser les bases d’une réflexion plus juste et mesurée.

La naturopathie, comme la fit notamment renaître en France Pierre Valentin Marchesseau (1911-1994) et père de la naturopathie française, est fondée sur une hygiène vitale et une science des profondeurs structurée en trois cures hiérarchisées et dix techniques synthétisées. Elle vise à normaliser le terrain.

Ses concepts fondamentaux sont le vitalisme (philosophie), l’humorisme (science) et l’hygiénisme (technique), le causalisme (méthodologie) et l’holisme (prendre en compte toutes les influences du psychosomatique à l’environnemental). Elle s’est enrichit depuis des notions de surcharges métaboliques (mucose, acidose), de multifactorialités sur lesquelles nous nous appuyons pour garder un regard graduel sur l’appréciation de nos interventions. Les filtres modulent la réaction du corps (si je suis sportif, j’évacue plus que si je suis sédentaire…), les  symptômes ne sont pas des maladies mais des expressions du corps. Le microbe est opportuniste, ce n’est pas la cause première et c’est là l’essentiel du raisonnement naturopathique.

Si toutefois ces différentes étapes franchies la maladie s’installe, l’allopathie s’impose avant d’envisager un accompagnement plus holistique.
En conclusion, le praticien de santé naturopathique a 5 fonctions essentielles :

1) Prévenir : prévention primaire active
1) Education sanitaire & responsabilisation (donner plus d’autonomie)
2) Accompagner la régénérescence (jusqu’à l’auto-guérison si possible)
3) Demeurer humble et conscient de ses limites (complémentarité/déléguer/respect des soins médicaux)
4) Accompagner la croissance holistique (développement du potentiel humain), être
attentif aux besoins du patient

Notre avenir professionnel et donc celui du malade ne peut être que dans la médecine intégrative.

Par | 2018-07-04T10:10:43+00:00 juin 6th, 2018|Naturopathie|0 commentaire